Changer la vitesse d’une vidéo

Choisissez un multiplicateur et la vidéo revient à cette vitesse, le changement étant enregistré dans le fichier plutôt que choisi dans un lecteur. Rien n’est réencodé : les temps sont réécrits et les images recopiées, cela se termine donc en quelques secondes.

    • Où cela s’exécute Une vidéo est lu dans le navigateur. Rien n’est téléversé.
    • Sans file d’attente et sans compte Cela démarre dès que vous déposez le fichier, et ne demande jamais qui vous êtes.
    • Sans filigrane Ce qui sort, c’est le fichier que vous avez fait — sans ajout.

    Comment cela fonctionne

    1. Déposez une vidéo sur le cadre ci-dessus, ou appuyez pour en choisir une.
    2. Choisissez un multiplicateur. 2 c’est deux fois plus vite, 0,5 la moitié.
    3. Appuyez sur Changer la vitesse. Cela prend le temps de lire le fichier.
    4. Téléchargez le résultat.

    Les voix seront plus aiguës ou plus graves

    C’est la seule chose à savoir avant de s’en servir. Le son est accéléré avec l’image : à 2x les voix montent, à 0,5x elles descendent — le même effet qu’un disque à la mauvaise vitesse. Ce n’est pas un défaut, c’est ce qui arrive quand on lit des échantillons plus vite.

    Garder la hauteur en changeant la vitesse est une autre opération, l’étirement temporel, celle qu’un lecteur applique quand vous regardez à 1,5x. Elle découpe le son en fragments et les superpose : c’est du traitement du signal, pas un réglage. Elle n’est pas proposée ici.

    Cette page convient donc à un timelapse, à un clip ralenti que vous voulez examiner, ou à tout ce qui ne comporte pas de parole. Pour un cours que vous comptez écouter, changer la vitesse dans le lecteur est la meilleure réponse et ne coûte rien.

    Pourquoi c’est instantané et sans perte

    Chaque image d’une vidéo porte un horodatage indiquant quand elle doit apparaître. Changer la vitesse revient ici à diviser ces horodatages par le multiplicateur et à réécrire les images intactes. Aucun décodeur ne tourne, aucun encodeur non plus, et aucun pixel ne change.

    C’est pourquoi un fichier de vingt minutes se termine en quelques secondes là où le redimensionner prendrait des minutes, et pourquoi le résultat vaut bit pour bit l’original. La taille change donc à peine : ce sont les mêmes images, autrement étiquetées.

    Ce qui arrive aux images par seconde

    Rien n’est ajouté et rien n’est jeté. Ce sont les horodatages des images existantes qui sont réécrits, pour qu’elles arrivent plus rapprochées ou plus espacées — d’où la quasi-instantanéité, et d’où le fait que chaque image enregistrée par la caméra est toujours dans le fichier.

    La conséquence est arithmétique. Un clip à 30 images par seconde lu à mi-vitesse devient un clip à 15, et 15 est le seuil où le mouvement commence à ressembler à un diaporama. Accélérer produit l’effet inverse et inoffensif : les mêmes images arrivent plus vite, et le résultat est plus fluide que l’original, pas moins.

    Les vitesses lentes qui rendent mal, et pourquoi

    Une caméra enregistre chaque image avec un peu de flou de mouvement, proportionné au temps où cette image restera à l’écran. Ralentissez la vidéo et le flou est toujours là alors que l’image s’attarde désormais : le mouvement rapide se lit comme étalé plutôt que comme lent.

    C’est pourquoi le vrai ralenti se tourne à cadence élevée au lieu d’être ralenti après coup, et pourquoi le mode ralenti d’un téléphone fait passer la caméra à 120 ou 240 images par seconde avant que vous n’appuyiez sur l’enregistrement. Diviser par deux la vitesse d’images ordinaires passe généralement bien ; les ramener au quart rarement, et aucun traitement ne récupère des images qui n’ont jamais été captées.

    Ce qu’un multiplicateur fait à la durée

    Le rapport est direct : à la vitesse 2 le clip dure la moitié, à 0,5 le double. Une vidéo de dix minutes passe à huit à 1,25, et à douze et demie à 0,8.

    Cela vaut la peine d’être calculé à l’avance quand une limite attend de l’autre côté — un envoi plafonné en durée, une place dans une présentation, un format publicitaire. Ralentir pour mieux montrer un détail est la raison la plus fréquente pour qu’un clip dépasse une limite qu’il respectait, et on ne s’en aperçoit qu’au moment de l’envoi.

    Changer la vitesse d’une vidéo : questions fréquentes

    La hauteur du son change-t-elle ?

    Oui. L’audio est accéléré avec l’image, les voix sont donc plus aiguës à 2x et plus graves à 0,5x. Conserver la hauteur exige d’étirer la forme d’onde, une opération très différente et bien plus lourde — d’où cette mise en garde plutôt qu’une surprise.

    Changer la vitesse fait-il perdre en qualité ?

    Non. Seuls les horodatages de chaque image sont réécrits ; rien n’est décodé ni encodé, chaque image arrive donc exactement telle qu’elle est partie. C’est aussi pourquoi cela prend des secondes et non des minutes, et pourquoi le fichier garde à peu près sa taille.

    Ma vidéo est-elle envoyée quelque part ?

    Non. Les temps sont réécrits dans votre navigateur et le fichier ne quitte jamais votre appareil. Comme aucun encodage n’intervient, c’est l’une des choses les moins coûteuses que l’on puisse faire à une vidéo.

    Puis-je obtenir un vrai ralenti ?

    Pas à partir d’un enregistrement normal. Ralentir maintient chaque image existante plus longtemps, le mouvement paraît donc saccadé plutôt que fluide. Le vrai ralenti exige que ces images aient été enregistrées, d’où le mode à choisir avant de filmer.