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Vous pouvez convertir OGG en OPUS gratuitement et sans compte : déposez le fichier ci-dessus et, une ou deux secondes plus tard, le résultat est prêt à télécharger. La conversion se fait dans votre propre navigateur : le fichier n’est donc jamais téléversé. Cela marche sous Windows, macOS et Linux comme sur iPhone et Android, et continue de marcher si vous coupez le réseau.
Jusqu’à 100 fichiers à la fois. Les formats mélangés ne posent pas de problème.
Ils sont convertis les uns après les autres et reviennent ensemble dans un ZIP.
OGG en OPUS
Vorbis a été publié en 2000 et Opus en 2012. Douze ans de recherche séparent les deux, et à qualité égale, Opus utilise environ trente pour cent de bits en moins. Cela veut dire qu’un balado qui sortait en Ogg Vorbis à 128 kbps sort en Opus à 96 kbps avec la même qualité audible, et que le fichier est plus petit.
Le codec n’est pas le seul élément qui compte. Vorbis est lu par tous les lecteurs audio libres et par la plupart des lecteurs propriétaires, et Opus est lu par tous les navigateurs, par les applications WebRTC, par les messageries qui font de la voix sur IP, et par un nombre croissant de lecteurs audio. Pour une diffusion web, Opus est le bon choix en 2025, et c’est le codec qu’utilisent la plupart des plateformes de podcast récentes.
Ogg Vorbis et Ogg Opus utilisent le même système de métadonnées : un bloc de commentaires Vorbis avec des paires clé-valeur en UTF-8, et un bloc METADATA_BLOCK_PICTURE pour la pochette. La conversion ne touche pas à ce système : les mêmes champs passent du fichier source au fichier de sortie, avec les mêmes valeurs, parce que c’est le même format de bloc.
La pochette embarquée traverse aussi, sous la même forme. Pour un balado, c’est ce qui permet à l’application de podcast du destinataire d’afficher la pochette sans la télécharger ailleurs. Aucune conversion n’est nécessaire sur les métadonnées, et c’est la conversion la moins destructive de cette catégorie.
Vorbis est avec perte et Opus aussi. La conversion lit l’audio, le décode en échantillons PCM, et l’encode en Opus. Le second encodeur dépense des bits à décrire des artéfacts que le premier a déjà introduits, et la perte de génération est exactement ce que le nom suggère : un peu plus de qualité perdue par rapport à la source.
Pour de la voix — un balado, un cours enregistré, un livre audio — la différence est inaudible parce qu’Opus est très bon sur la parole. Pour de la musique capturée à bas débit Vorbis, la dégradation commence à se voir, surtout sur les transitoires. La défense est de convertir une fois depuis la source originale, jamais depuis un Ogg déjà ré-encodé.
La conversion propose trois valeurs : 64 kbps pour la voix, 128 pour la musique peu exigeante, 192 pour le haut de gamme. Ces chiffres sont environ trente pour cent plus bas que les valeurs équivalentes en Vorbis, parce qu’Opus est plus efficace. Un balado à 64 kbps en Opus est équivalent à un balado à 96 kbps en Vorbis, et c’est le standard de l’industrie pour la voix sur IP en 2025.
Pour un balado de musique, 128 kbps est le bon point de départ, et 192 est la valeur où la perte est indiscernable de la source pour la plupart des auditeurs. Pour de la voix, 64 kbps est presque toujours suffisant, et c’est la valeur qu’utilisent la plupart des applications de messagerie pour leurs messages vocaux.
Opus tourne sur une horloge fixe à 48 000 Hz en interne, et tous les fichiers Opus sont à 48 kHz dans leur en-tête. Si la source est à 44 100 Hz, la conversion sous-échantillonne à 48 000 Hz en sortie ; si la source est à 32 000 Hz, la conversion sur-échantillonne à 48 000 Hz.
Cela peut être un problème pour un CD audio à graver, qui exige du 44 100 Hz. Pour ce cas, un ré-échantillonnage est nécessaire, et il se fait dans un outil qui laisse choisir l’algorithme — sox, ffmpeg, un DAW. La conversion ne le fait pas, parce qu’elle ne sait pas où va le fichier, et un mauvais ré-échantillonnage est pire qu’aucun.
Le conteneur Ogg peut porter Vorbis, Opus ou FLAC. Si l’Ogg contient du FLAC, l’audio est déjà sans perte, et la conversion en Opus applique une perte qui n’existait pas. Pour ce cas, la conversion est strictement une dégradation, et la bonne réponse est de garder le FLAC et de le servir directement.
Pour distinguer, le débit du fichier est un bon indice : un Ogg FLAC de quatre minutes pèse vingt à trente mégaoctets, contre trois à cinq pour un Ogg Vorbis à 128 kbps. Le panneau Codec Information de VLC confirme en deux clics, et ffprobe en ligne de commande donne la réponse en une ligne.
L’Ogg Vorbis est presque toujours stéréo, et l’Ogg Opus hérite de cette disposition. L’Ogg mono est rare, mais il existe pour de la voix, et la conversion garde le mono en mono. Un fichier Opus mono à 64 kbps est équivalent en qualité à un fichier stéréo à 96 kbps pour de la voix, et c’est deux fois plus petit.
Pour un usage en podcast, le mono est souvent suffisant, et la voix ne perd rien à être en mono. Pour un usage en musique, le stéréo est attendu, et la conversion le porte. La disposition est celle de la source, et c’est la bonne réponse par défaut.
Le décodeur et l’encodeur sont chargés à la demande, et tournent dans l’onglet. Aucune requête ne porte le fichier, et l’onglet réseau est vide pendant la conversion. Pour un balado en production qui contient des voix d’interviewés et d’invités, c’est la forme de conversion qui ne crée pas de copie sur l’infrastructure d’un tiers.
La taille maximale acceptée par la version gratuite est 100 Mo par fichier. Un balado d’une heure en Ogg Vorbis à 128 kbps pèse environ 60 Mo, ce qui passe. Un enregistrement plus long ou à plus haut débit doit être découpé avant la conversion, et c’est une étape que des outils comme Audacity rendent simple.
L’Ogg peut porter Vorbis, Opus ou FLAC. Si l’Ogg contient déjà de l’Opus, la conversion est techniquement possible — le navigateur décode l’Opus et l’encode en Opus — mais le résultat est strictement plus gros pour la même qualité, et c’est un aller-retour inutile. Le cas est rare en pratique, parce que les outils qui produisent de l’Opus écrivent presque toujours un fichier en extension `.opus` plutôt qu’en `.ogg`, et c’est la page Opus → Opus (à venir) qui conviendrait si elle existait.
Pour un fichier qui se nomme `.ogg` et qui contient de l’Opus, vérifier le codec dans VLC ou ffprobe avant la conversion, et garder l’Opus d’origine si la cible sait le lire. Pour un baladeur qui ne lit que Vorbis dans un Ogg, la conversion est légitime, et c’est exactement le cas d’usage prévu par cette page.
Vorbis et Opus encodent tous deux le silence de début et de fin de fichier comme un silence, et un balado qui commence par une demi-seconde de silence la rendra fidèlement dans le résultat Opus. C’est un détail qui compte pour le montage, parce qu’un podcast coupé trop serré à l’attaque ou à la fin fait un effet de claquement audible, et la conversion préserve la marge qui était dans l’original.
Pour un fichier dont le silence est ajouté artificiellement par une application — une messagerie qui pose 100 ms de silence au début d’un message vocal — la conversion porte ce silence sans le raccourcir ni l’allonger. C’est cohérent avec ce que la source disait, et c’est la bonne réponse par défaut. Pour un usage qui doit normaliser le silence, post-traiter le fichier Opus dans un éditeur est la voie normale.
| OGG | OPUS | |
|---|---|---|
| Nom complet | Ogg Audio | Audio Opus |
| Extension de fichier | .ogg, .oga | .opus |
| Type de média | audio/ogg | audio/opus |
| Compression | Avec perte — la taille se paie en qualité | Avec perte — la taille se paie en qualité |
| Première publication | 2000 | 2012 |
| Publié par | Xiph.Org | Xiph.Org |
| Spécification | RFC 3533 | RFC 6716 |
| Licence | Standard ouvert | Standard ouvert |
| Situation actuelle | Actuel | Actuel |
| Canaux audio | — | jusqu’à 255 |
| S’ouvre dans un navigateur | Navigateurs actuels | Navigateurs actuels |
| Envisagé à la place | MP3, AAC | AAC, MP3 |
Audacity et VLC lisent aussi bien OGG que OPUS : vous pouvez comparer le résultat à l’original sans second logiciel.
OGG est le format de Xiph.Org, publié en 2000. La spécification est RFC 3533, et elle mérite d’être connue si le fichier doit survivre à l’outil qui l’a écrit.
OPUS vient de Xiph.Org et date de 2012, décrit par RFC 6716. VLC, FFmpeg et Audacity le lisent.
Non. Cette conversion se fait entièrement dans votre navigateur : le fichier ne quitte donc pas votre appareil. Vous pouvez le vérifier vous-même — ouvrez l’onglet réseau des outils de développement et convertissez quelque chose. Vous verrez la page elle-même et les requêtes de statistiques et de publicité qui financent ce service, et pas une seule qui transporte votre fichier. Le moteur de cette paire précise est mediabunny, une enveloppe autour de WebCodecs, qui emprunte les décodeurs matériels de votre appareil ; votre navigateur le télécharge une fois puis le garde en cache.
Oui. Pas de compte, pas de filigrane et pas de quota journalier à dépenser : cela tourne sur votre propre machine, vous pouvez donc revenir autant de fois que vous voulez. Le navigateur traite des fichiers jusqu’à 100 Mo, 100 à la fois. mediabunny est téléchargé sur votre machine et s’y exécute, et c’est pourquoi rien n’est compté.
OPUS compresse, des données sont donc perdues. Au réglage par défaut cela ne se voit pas ; pour en être sûr, montez la qualité. Les deux formats sont compressés : c’est donc un second passage de compression sur un audio qui a déjà perdu du détail. Choisissez le palier de qualité le plus élevé si le résultat doit encore être monté ou reconverti.
Pas pour la conversion : elle se fait dans le navigateur que vous avez déjà ouvert. Pour ouvrir le résultat, il vous faut ensuite le logiciel avec lequel votre appareil affiche habituellement Opus Audio.