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Vous pouvez convertir FLAC en OPUS gratuitement et sans compte : déposez le fichier ci-dessus et, une ou deux secondes plus tard, le résultat est prêt à télécharger. La conversion se fait dans votre propre navigateur : le fichier n’est donc jamais téléversé. Cela marche sous Windows, macOS et Linux comme sur iPhone et Android, et continue de marcher si vous coupez le réseau.
Jusqu’à 100 fichiers à la fois. Les formats mélangés ne posent pas de problème.
Ils sont convertis les uns après les autres et reviennent ensemble dans un ZIP.
FLAC en OPUS
Opus a été normalisé par l’IETF en 2012, après un concours entre propositions de Xiph.Org, de Skype et de Mozilla. Le résultat est un codec qui combine un mode SILK pour la voix à bas débit et un mode CELT pour la musique à plus haut débit, avec une transition transparente entre les deux quand le contenu change. Pour un enregistrement qui mélange narration et musique, Opus est le seul codec grand public qui gère les deux sans transition audible.
Pour un podcast, un livre audio, un cours enregistré, un entretien, Opus à bas débit est en général ce qui sonne le mieux aujourd’hui. Pour de la musique pure, AAC ou Vorbis à débit comparable sont équivalents, et le choix est une question d’écosystème plus que de qualité. Pour un fichier qui sera ré-encodé plusieurs fois — un podcast qui passe par une étape de montage avant publication — Opus pardonne mieux les enchaînements que ses concurrents.
Le contrôle propose trois bandes — bas, moyen, haut — avec moyen comme défaut. Ce qui n’apparaîtra pas sur cette page, c’est « 96 kbit/s » ou un autre chiffre, et l’omission est délibérée : la bibliothèque d’encodage résout le nombre exact par codec, notre code ne le fixe pas, et publier un chiffre reviendrait à revendiquer une garantie qui n’est pas la nôtre.
Pour la voix seule, la bande bas est presque toujours suffisante. Opus en mode SILK est conçu pour descendre à des débits que les autres codecs musicaux n’atteignent pas sans devenir métalliques, et c’est précisément ce qui le rend utile pour les podcasts. La bande haut vaut le coup pour la musique seule ou pour un enregistrement de terrain avec une plage dynamique large. La bande moyen est le choix de raison pour un podcast typique.
Opus travaille en interne à 48 000 Hz, même quand la source est à 44 100 Hz. La conversion ne fait pas de rééchantillonnage audible : le signal d’origine est représenté à 48 000 Hz sans perte perceptible, et l’oreille humaine ne distingue pas les deux pour la plupart des contenus. Pour un contenu critique, c’est un détail à connaître, et c’est l’une des raisons pour lesquelles Opus a été conçu ainsi.
Pour la disposition des canaux, Opus supporte mono et stéréo natif, et le multicanal via des canaux couplés. Un FLAC stéréo devient un Opus stéréo. Un FLAC mono devient un Opus mono. Pour un podcast qui n’a qu’une piste voix, l’entrée est en général mono, et la sortie aussi.
Un podcast qui alterne entre narration et extraits musicaux encodés avec deux codecs différents doit gérer la transition à la lecture, et certains lecteurs le font mal : la musique démarre, le narrateur revient, la musique repart. Opus gère tout dans le même flux, et le passage d’un mode à l’autre est interne au décodeur, sans discontinuité audible.
Pour un enregistrement de terrain qui passe d’un environnement calme à un environnement bruité, Opus adapte son mode sans qu’aucun réglage explicite ne soit nécessaire. C’est l’une des conséquences du codec unifié : ce qui demanderait une décision de l’utilisateur ailleurs est ici une propriété du format. Le fichier Opus de sortie n’a pas à savoir s’il a été produit depuis de la voix, de la musique ou les deux ; il porte les deux aussi bien.
Opus utilise le même système d’étiquetage que Vorbis, à savoir des commentaires Vorbis dans le conteneur Ogg. ARTIST, ALBUM, TITLE, TRACKNUMBER, DATE, GENRE sont des commentaires. La pochette est portée en bloc METADATA_BLOCK_PICTURE dans le flux. Pour un podcast, les champs utiles sont l’artiste, le titre de l’épisode, la date de publication, et un identifiant pour le système de distribution.
La conversion ne donne à la bibliothèque d’écriture aucune instruction de tag explicite, donc ce qui arrive aux étiquettes est le comportement par défaut de cette bibliothèque. Convertissez un épisode de test, vérifiez dans le lecteur qui le lira, et regardez avant d’en convertir cent. Pour un podcast qui passe par un système d’indexation automatique, des étiquettes propres sont la seule chose qui garantit que les métadonnées arriveront au bon endroit.
Opus compresse en jetant, donc la différence avec le FLAC va à plusieurs fois, pas à un pourcentage fixe. Ce qui n’apparaîtra pas ici, c’est la fraction exacte, parce qu’elle dépend du débit que choisit l’encodeur et que ce n’est pas à nous de le fixer.
Il y a un moyen de le savoir qui est aussi le seul qui décrive votre contenu : convertissez un épisode représentatif à la bande que vous comptez utiliser, et comparez la taille du fichier à celle de l’original. Pour un épisode parlé de 45 minutes, le ratio sera de l’ordre de 5 à 10 fois. Pour un épisode très musical, le ratio sera plus modeste. La mesure est le seul arbitrage défendable, et c’est aussi le seul qui prenne trente secondes.
Opus a été conçu à l’origine pour la voix sur IP, et l’une de ses propriétés est une latence très basse — quelques dizaines de millisecondes en mode voix, contre plusieurs centaines pour la plupart des autres codecs. Pour un podcast hébergé en fichier, la latence n’a aucune importance. Pour un appel en direct, un stream interactif, un service de communication, c’est la propriété qui rend Opus utile.
Pour un podcast ou un fichier audio distribué, la bande basse latence n’est pas un avantage en soi. Le fichier produit ici est le même que pour n’importe quel autre usage, et c’est la qualité du débit choisi et du contenu qui décide du résultat à l’oreille.
Déposez jusqu’à cent FLAC et chacun est encodé séparément avant que le lot revienne en ZIP, avec un plafond de 100 Mo par fichier — environ dix-sept à vingt minutes de FLAC, ce qui couvre les épisodes et la plupart des mouvements de musique.
Comme l’audio ne quitte jamais l’onglet, un grand nombre d’épisodes coûte du temps processeur plutôt que de la bande passante et ne rejoint aucune file. Pour une bibliothèque de podcasts ou de livres audio, deux ou trois dépôts déplaceront l’essentiel, et le navigateur peut être laissé au travail pendant que vous faites autre chose.
| FLAC | OPUS | |
|---|---|---|
| Nom complet | Free Lossless Audio Codec | Audio Opus |
| Extension de fichier | .flac | .opus |
| Type de média | audio/flac | audio/opus |
| Compression | Sans perte — rien n’est écarté | Avec perte — la taille se paie en qualité |
| Première publication | 2001 | 2012 |
| Publié par | Xiph.Org | Xiph.Org |
| Spécification | RFC 9639 | RFC 6716 |
| Licence | Standard ouvert | Standard ouvert |
| Situation actuelle | Actuel | Actuel |
| Profondeur de bits | 32 | — |
| Canaux audio | jusqu’à 8 | jusqu’à 255 |
| S’ouvre dans un navigateur | Tous les navigateurs | Navigateurs actuels |
| Envisagé à la place | WAV, AIFF, MP3 | AAC, MP3 |
Les navigateurs actuels lisent OPUS, les anciens non. C’est le moins portable des deux : mieux vaut s’assurer que le destinataire l’accepte avant de l’envoyer.
Audacity et VLC lisent aussi bien FLAC que OPUS : vous pouvez comparer le résultat à l’original sans second logiciel.
Le fichier devient nettement plus léger, et il le devient en écartant du détail. FLAC garde tout ; OPUS garde ce que l’œil remarque mal. Sur une photographie l’échange est presque gratuit ; sur du texte, une capture d’écran ou un dessin au trait, il se voit sous forme de halos sur les contours.
Les deux visent des usages différents : FLAC l’archivage, OPUS la diffusion en continu et le web. Cela mérite d’être pesé avant, car ce qui justifie l’un est souvent ce qui rend l’autre malcommode.
FLAC est le format de Xiph.Org, publié en 2001. L’enregistrement se fait sur 32 bits par canal.
OPUS vient de Xiph.Org et date de 2012, décrit par RFC 6716. VLC, FFmpeg et Audacity le lisent.
Non. Cette conversion se fait entièrement dans votre navigateur : le fichier ne quitte donc pas votre appareil. Vous pouvez le vérifier vous-même — ouvrez l’onglet réseau des outils de développement et convertissez quelque chose. Vous verrez la page elle-même et les requêtes de statistiques et de publicité qui financent ce service, et pas une seule qui transporte votre fichier. Le moteur de cette paire précise est mediabunny, une enveloppe autour de WebCodecs, qui emprunte les décodeurs matériels de votre appareil ; votre navigateur le télécharge une fois puis le garde en cache.
Oui. Pas de compte, pas de filigrane et pas de quota journalier à dépenser : cela tourne sur votre propre machine, vous pouvez donc revenir autant de fois que vous voulez. Le navigateur traite des fichiers jusqu’à 100 Mo, 100 à la fois. mediabunny est téléchargé sur votre machine et s’y exécute, et c’est pourquoi rien n’est compté.
OPUS compresse, des données sont donc perdues. Au réglage par défaut cela ne se voit pas ; pour en être sûr, montez la qualité.
Le fichier devient nettement plus léger, et il le devient en écartant du détail. FLAC garde tout ; OPUS garde ce que l’œil remarque mal. Sur une photographie l’échange est presque gratuit ; sur du texte, une capture d’écran ou un dessin au trait, il se voit sous forme de halos sur les contours.
Les navigateurs actuels lisent OPUS, les anciens non. C’est le moins portable des deux : mieux vaut s’assurer que le destinataire l’accepte avant de l’envoyer.