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Vous pouvez convertir MKV en TIFF gratuitement et sans compte : déposez le fichier ci-dessus et, une ou deux secondes plus tard, le résultat est prêt à télécharger. La conversion se fait dans votre propre navigateur : le fichier n’est donc jamais téléversé. Cela marche sous Windows, macOS et Linux comme sur iPhone et Android, et continue de marcher si vous coupez le réseau.
Jusqu’à 100 fichiers à la fois. Les formats mélangés ne posent pas de problème.
Ils sont convertis les uns après les autres et reviennent ensemble dans un ZIP.
MKV en TIFF
Le moteur raster appelle UTIF.encodeImage sans paramètre de compression, par défaut. La justification tient à l’interopérabilité : LZW, Deflate et JPEG-dans-TIFF produisent des fichiers que certains logiciels de graphisme ouvrent mal, et le format d’échange le plus universellement lisible reste le TIFF brut pixel par pixel. Le commentaire dans le code est sans détour : « several times larger than its PNG » est la conséquence attendue, et l’on préfère la prévisibilité à la compacité.
Concrètement, un TIFF 4K non compressé pèse entre 20 et 25 Mo. Un PNG du même contenu tombe à 4 ou 8 Mo. La différence est entièrement le coût de la portabilité, et c’est un calcul qui se fait en fonction de la chaîne de logiciels en aval, pas en fonction d’une qualité d’image, qui est la même dans les deux cas.
Le PNG est sans perte, mais le TIFF reste le format que les laboratoires, les imprimeurs, les archives photographiques et les chaînes d’arts graphiques exigent en première intention. Beaucoup de scripts d’ingestion dans ces domaines vérifient l’extension en plus du contenu, et un PNG y est refusé même si l’image est techniquement équivalente.
L’autre raison est la profondeur de bits. Le TIFF gère 8 et 16 bits par canal sans discussion, et c’est une propriété qui compte quand l’image doit être retouchée, étalonnée ou imprimée. Le PNG en gère également 16, mais le TIFF reste le format que le monde de l’imprimerie identifie, et c’est souvent la langue qu’il faut parler plutôt que d’essayer d’enseigner la sienne.
Le champ de timestamp est en secondes depuis le début, le défaut est 0. Le pipeline prend la dernière image dont l’heure de début tombe à ou avant la seconde tapée, sans ré-encodage intermédiaire. Aucune mise à l’échelle n’est appliquée : un MKV 4K sort en 3840 par 2160, un MKV 1080p en 1920 par 1080, et le TIFF contient exactement ce que la vidéo portait à cet instant.
Pour une impression grand format, partez du nombre de pixels. Une image 4K fait environ huit mégapixels, ce qui s’imprime proprement jusqu’à A3 et reste bon au format A4. Une image 1080p fait deux mégapixels, ce qui est une bonne carte postale et devient mou au-delà. Et dans les deux cas, la compression vidéo d’origine est dans l’image : un TIFF d’une image extraite d’une vidéo est moins bon qu’un TIFF d’une photo de la même scène, et c’est la source et non la conversion qui le décide.
Le décodeur rend des pixels, l’encodeur accepte des pixels. Aucune valeur EXIF, GPS, XMP, IPTC ou profil ICC ne traverse la conversion, parce que le pipeline n’a pas d’endroit où les poser sur ce chemin. Un MKV qui portait un timecode, des coordonnées de prise de vue, un profil colorimétrique ou des notes d’archive perd tout cela au moment du décodage.
Pour un usage d’archive, c’est un défaut qu’il faut compenser après la conversion. Les outils d’édition TIFF permettent d’ajouter une description, des mots-clés, un profil ICC et un copyright, et c’est le moment de le faire. Pour un usage d’échange, le TIFF arrive anonyme et propre, ce qui est parfois exactement ce qu’on veut.
Le TIFF non compressé écrit un entier 8 bits par canal sans chercher à économiser. Une image RGB 1080p occupe 1920 × 1080 × 3 = 6 220 800 octets en mémoire brute, et le fichier sur disque est à peu de chose près cela, plus un en-tête TIFF de quelques centaines d’octets. Une image 4K RGB pèse environ 25 Mo, sans négociation.
À côté, un PNG du même contenu pèse 2 à 5 Mo grâce à la déflation, et un JPG à qualité 82 tombe sous le mégaoctet. Si la destination tolère ces formats, ils seront plus commodes à transmettre. Si elle exige un TIFF, c’est le prix de l’exigence, et c’est un prix qui se calcule à l’avance plutôt qu’à la livraison.
mediabunny s’appuie sur les décodeurs que le système d’exploitation expose à WebCodecs. Un MKV en H.264 passe sans condition. Un MKV en HEVC passe si le navigateur a le décodeur, ce qui dépend de l’OS et du matériel. Un MKV en VP9 ou en AV1 passe sur les navigateurs de la décennie. Un MKV en ProRes, DNxHR ou codec cinéma échoue avec un message d’erreur explicite, parce qu’aucun navigateur n’embarque ces décodeurs.
Pour un MKV issu d’une caméra professionnelle, d’une station de montage ou d’un master de postproduction, le codec est en général ProRes, DNxHR ou un codec intra-frame, et la conversion refusera proprement. Pour un MKV issu d’un téléchargement de navigateur, d’un enregistrement OBS ou d’une plateforme de streaming, le codec sera lisible et le TIFF sortira proprement.
Le pipeline prend l’image décodée de la vidéo et la ré-encode, plutôt que de copier un flux pré-existant. Cela veut dire que toute la compression que la vidéo avait appliquée est dans l’image, et qu’aucun réglage ne la fera disparaître. Le TIFF est sans perte par rapport à ce que le décodeur a donné, mais le décodeur a reçu une image déjà compressée.
Pour une image qui doit être la plus proche possible d’une photo, la seule manière est de repartir de la photo elle-même, pas d’une vidéo. Pour une image qui sert d’illustration, de référence ou de visuel d’archive, le TIFF d’une image vidéo est ce qu’il y a de mieux depuis la vidéo source, et c’est en général très suffisant.
Le décodage, l’échantillonnage et l’encodage tournent dans l’onglet du navigateur, sur votre processeur, sans rien envoyer nulle part. Le niveau gratuit accepte les fichiers jusqu’à 100 Mo, et il n’y a pas de compte, pas de quota journalier, pas de filigrane ajouté au TIFF produit.
Pour un master, un visuel client ou une image qui ne doit pas sortir de la machine sur laquelle elle se trouve, c’est la seule manière de tenir la promesse. La vérification se fait dans l’onglet réseau de vos outils de développement pendant qu’une conversion tourne : aucune requête ne porte le fichier, et c’est la seule forme sous laquelle l’affirmation de confidentialité signifie quelque chose.
Jusqu’à cent fichiers par dépôt, chacun extrait indépendamment au timestamp indiqué, et les résultats arrivent dans un seul ZIP. Pour un dossier de cent clips identiques en longueur, un seul passage suffit et chaque TIFF est nommé d’après son fichier source.
Pour un lot hétérogène, regroupez par longueur approximative et faites plusieurs passages avec des timestamps différents, plutôt que d’appliquer un timestamp unique à des clips de cinq secondes et à des enregistrements de vingt minutes. Le plafond de 100 Mo par fichier reste la limite utile, et un TIFF non compressé d’une image 4K pèse environ 25 Mo, ce qui rend le plafond de fichier source moins serré qu’il ne l’est pour des conversions vidéo.
| MKV | TIFF | |
|---|---|---|
| Nom complet | Vidéo Matroska | Tagged Image File Format |
| Extension de fichier | .mkv | .tif, .tiff |
| Type de média | video/x-matroska | image/tiff |
| Compression | Avec perte — la taille se paie en qualité | Sans perte — rien n’est écarté |
| Première publication | 2002 | 1986 |
| Publié par | — | Adobe |
| Spécification | Matroska | TIFF 6.0 |
| Licence | Standard ouvert | Publié, non normalisé |
| Situation actuelle | Actuel | Actuel |
| Profondeur de bits | — | 32 |
| Couleur qu’il peut décrire | — | RVB, CMJN, niveaux de gris, Lab |
| S’ouvre dans un navigateur | Certains navigateurs | Certains navigateurs |
| Envisagé à la place | MP4, WebM | PNG, PDF, DNG |
TIFF est un format de travail, MKV un format fini. Ce qui revient est du texte modifiable plutôt qu’une image de la page — c’est en général la raison de la conversion, et aussi sa limite.
Les logiciels habituels ne se recoupent pas : MKV s’ouvre dans VLC, MKVToolNix et HandBrake, TIFF dans Adobe Photoshop, Affinity Photo et ImageMagick — celui qui reçoit le résultat a donc besoin d’un logiciel de la seconde liste.
MKV a ete publié en 2002. La spécification est Matroska, et elle mérite d’être connue si le fichier doit survivre à l’outil qui l’a écrit.
TIFF vient de Adobe et date de 1986, décrit par TIFF 6.0. Adobe Photoshop, Affinity Photo et ImageMagick le lisent.
TIFF a été publié en 1986 et MKV en 2002. Le plus ancien est en général le fichier le plus sûr à remettre ; le plus récent fait le même travail en moins d’octets.
Non. Cette conversion se fait entièrement dans votre navigateur : le fichier ne quitte donc pas votre appareil. Vous pouvez le vérifier vous-même — ouvrez l’onglet réseau des outils de développement et convertissez quelque chose. Vous verrez la page elle-même et les requêtes de statistiques et de publicité qui financent ce service, et pas une seule qui transporte votre fichier. Le moteur de cette paire précise est mediabunny, une enveloppe autour de WebCodecs, qui emprunte les décodeurs matériels de votre appareil ; votre navigateur le télécharge une fois puis le garde en cache.
Oui. Pas de compte, pas de filigrane et pas de quota journalier à dépenser : cela tourne sur votre propre machine, vous pouvez donc revenir autant de fois que vous voulez. Le navigateur traite des fichiers jusqu’à 100 Mo, 100 à la fois. mediabunny est téléchargé sur votre machine et s’y exécute, et c’est pourquoi rien n’est compté.
Non. TIFF enregistre le même contenu sans rien jeter : le résultat est identique en qualité à l’original. Une image, en pleine résolution. Un arrêt sur image tiré d’une vidéo compressée porte cette compression : un instant très animé ressort plus mou qu’un instant statique — cela tient à l’encodage de la vidéo et non à cette conversion.
TIFF est un format de travail, MKV un format fini. Ce qui revient est du texte modifiable plutôt qu’une image de la page — c’est en général la raison de la conversion, et aussi sa limite.
Ce que cette page affirme sur MKV et TIFF se vérifie : voici les documents qui le fixent.