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Vous pouvez convertir MKV en FLAC gratuitement et sans compte : déposez le fichier ci-dessus et, une ou deux secondes plus tard, le résultat est prêt à télécharger. La conversion se fait dans votre propre navigateur : le fichier n’est donc jamais téléversé. Cela marche sous Windows, macOS et Linux comme sur iPhone et Android, et continue de marcher si vous coupez le réseau.
Jusqu’à 100 fichiers à la fois. Les formats mélangés ne posent pas de problème.
Ils sont convertis les uns après les autres et reviennent ensemble dans un ZIP.
MKV en FLAC
FLAC est un codec audio sans perte. Décoder un FLAC vous rend les échantillons exacts qui y ont été écrits, bit pour bit, sans aucune approximation. Convertir la piste audio d’un MKV en FLAC ne change rien à ce postulat, mais ce que le FLAC contient n’est pas ce que contenait la captation d’origine. L’audio d’un MKV a été encodé une première fois par un codec avec perte, et le FLAC enregistre la version décodée de cet encodage.
La conséquence est celle-ci. Un FLAC fait à partir d’un WAV capté en studio est identique au WAV d’origine, et le fichier pèse environ la moitié. Un FLAC fait à partir d’une piste AAC de MKV est un fichier plus gros qui contient exactement la qualité du MKV d’origine, sans rien de plus. Le geste est utile pour des raisons de format, pas pour des raisons de qualité sonore.
FLAC et WAV sont tous deux sans perte, et le choix entre les deux dépend du contexte plutôt que de la qualité. Le FLAC compresse en prédisant chaque échantillon à partir des précédents et en ne stockant que l’erreur, ce qui donne typiquement un fichier de la moitié de la taille du WAV équivalent. Le WAV ne compresse rien, ce qui rend le fichier plus gros mais plus simple à manipuler par les éditeurs audio.
Le FLAC porte en outre des métadonnées Vorbis sans limite pratique de longueur ni de nombre, là où le WAV n’a que sept champs en Latin-1 et pas d’image. Le WAV est préférable pour une étape d’édition intermédiaire. Le FLAC est préférable pour une livraison, un archivage ou un transport entre outils. Sur un MKV dont la piste est destinée à être éditée, un WAV est souvent la bonne réponse.
Le FLAC compresse en moyenne entre 50 et 70 pour cent de la taille PCM non compressée. Sur un audio qui a été compressé une fois par un codec avec perte, le ratio est moins favorable, parce que le modèle psychoacoustique a déjà modifié la structure prévisible du signal. Le FLAC enregistre alors environ 60 à 80 pour cent de la taille PCM, ce qui reste un gain mais pas autant qu’un audio capté directement en studio.
Un MKV dont la piste audio AAC est à 256 kbit/s pour une heure pèse environ 115 Mo, et le WAV décodé correspondant ferait environ 600 Mo. Le FLAC qui sort est typiquement entre 350 et 500 Mo, ce qui est un fichier très lourd pour un gain de qualité nul. Avant de convertir, vérifiez que la destination demande vraiment du FLAC, parce que cette taille n’a rien d’anodin.
Le FLAC peut techniquement porter jusqu’à huit canaux, mais le plus souvent le FLAC est mono ou stéréo, et la conversion garde la première piste audio lisible du MKV. Sur un enregistrement monolingue, c’est la bonne. Sur un MKV qui contient plusieurs langues, ce n’est pas garanti d’être la bonne, et la conversion ne devine pas laquelle vous voulez.
Si la piste obtenue n’est pas celle que vous attendiez, le plus rapide est de ré-extraire depuis un fichier où la piste voulue est en première position. ffmpeg en ligne de commande sait ré-ordonner les pistes avec une option `−map`, et le résultat est un nouveau MKV qui, lui, n’a qu’une piste et donne exactement ce que vous attendiez en passant par cette conversion.
Une piste en AC-3, E-AC-3, DTS ou TrueHD est retirée avant la conversion, parce qu’aucun navigateur ne sait la décoder. Sur un MKV issu d’un rip de disque, c’est la piste principale qui peut disparaître silencieusement. Le FLAC produit est court, vide, ou absent, selon que la piste illisible était la première.
La règle utile est de vérifier l’audio du FLAC produit avant de supprimer la source. Dix secondes d’écoute valent mieux qu’une livraison rejetée. Si votre MKV vient d’un téléchargement de navigateur, d’un téléphone, d’OBS ou de la plupart des plateformes de streaming, la piste est en AAC ou en Opus et se convertit sans problème. Si votre MKV vient d’un DVD ou d’un Blu-ray, vérifiez l’ordre des pistes et leur codec avant de convertir.
Le FLAC porte des commentaires Vorbis, qui sont des paires clé-valeur en UTF-8 sans limite pratique de longueur ni de nombre. L’artiste, l’album, le titre, la date, le numéro de piste, le genre, l’identifiant ISRC et tous les champs personnalisés que vous voulez y entrer y trouvent leur place, et le bloc PICTURE associé accueille une pochette embarquée au format JPEG ou PNG. Un MKV qui porte déjà des étiquettes Vorbis les conserve à la conversion.
Un MKV issu d’une caméra ou d’un enregistreur OBS ne porte presque rien, et le FLAC sort sans étiquette. Si l’archive attend des champs spécifiques, remplissez-les après la conversion avec un éditeur d’étiquettes. Le format Vorbis est ce que la plupart des outils audio modernes savent lire, et un FLAC étiqueté proprement passe sans négociation dans la chaîne d’outillage suivante.
Il est facile de lire « sans perte » comme une affirmation sur la qualité, et ce n’en est pas une. C’est une affirmation sur l’avenir. À partir de ce fichier, plus rien ne sera jeté, parce que la conversion future le lira, le modifiera et le ré-écrira sans aucune perte. C’est précieux pour un fichier de travail, parce qu’un fichier de travail est manipulé et qu’à chaque passe un fichier avec perte perd un peu.
La conversion n’améliore pas ce que vous avez, et elle empêche ce que vous avez d’empirer entre les mains de quelqu’un d’autre. Si votre MKV vient d’un livestream ou d’une captation de réunion, le FLAC qui en sort est un fichier de travail honnête qui ne dégrade pas en aval. Si votre MKV vient d’un master de studio, le FLAC est en revanche une perte de place par rapport au WAV, et la conversion n’est pas justifiée.
Les sous-titres logiciels du MKV ne sont pas vus par la conversion, parce que le moteur lit les pistes vidéo et audio et ignore tout le reste. Les marques de chapitre partent de la même manière, et il n’y a pas de message d’erreur parce qu’il n’y a pas eu de tentative. Si la vidéo avait des sous-titres importants, ils sont perdus sans bruit.
La réponse utilisable est d’extraire les sous-titres avec MKVToolNix avant la conversion, et de les gérer séparément de l’audio. Sur un fichier destiné à un podcast ou à un balado, les sous-titres sont en général produits à partir de l’audio, et c’est une étape de transcription à part qui ne dépend pas du format audio de sortie.
Tout se passe dans l’onglet du navigateur, sur votre processeur, sans rien envoyer nulle part. Le niveau gratuit accepte les fichiers jusqu’à 100 Mo, et il n’y a pas de compte, pas de quota journalier, et pas de filigrane ajouté au fichier de sortie. Le FLAC qui sort est exactement la piste audio décodée, ré-écrite par le codec sans perte, et rien d’autre.
Pour des raisons de principe autant que de commodité, c’est ce qu’il faut. Un MKV qui sort d’un rip de disque n’est pas un fichier qu’on veut voir transiter par un serveur, et un enregistrement sous accord de confidentialité n’est pas un fichier qu’on veut voir sortir de la machine sur laquelle il a été produit. Le navigateur d’aujourd’hui fait ce travail sans intermédiaire, et c’est ce que cette conversion utilise.
| MKV | FLAC | |
|---|---|---|
| Nom complet | Vidéo Matroska | Free Lossless Audio Codec |
| Extension de fichier | .mkv | .flac |
| Type de média | video/x-matroska | audio/flac |
| Compression | Avec perte — la taille se paie en qualité | Sans perte — rien n’est écarté |
| Première publication | 2002 | 2001 |
| Publié par | — | Xiph.Org |
| Spécification | Matroska | RFC 9639 |
| Licence | Standard ouvert | Standard ouvert |
| Situation actuelle | Actuel | Actuel |
| Profondeur de bits | — | 32 |
| Canaux audio | — | jusqu’à 8 |
| S’ouvre dans un navigateur | Certains navigateurs | Tous les navigateurs |
| Envisagé à la place | MP4, WebM | WAV, AIFF, MP3 |
FLAC est un format de travail, MKV un format fini. Ce qui revient est du texte modifiable plutôt qu’une image de la page — c’est en général la raison de la conversion, et aussi sa limite.
FLAC s’ouvre dans tous les navigateurs actuels. MKV va encore moins loin. Si le fichier part sur une page web ou dans un formulaire, c’est souvent toute la raison de la conversion.
VLC lit aussi bien MKV que FLAC : vous pouvez comparer le résultat à l’original sans second logiciel.
MKV a ete publié en 2002. La spécification est Matroska, et elle mérite d’être connue si le fichier doit survivre à l’outil qui l’a écrit.
FLAC vient de Xiph.Org et date de 2001, décrit par RFC 9639. Audacity, foobar2000 et VLC le lisent.
Non. Cette conversion se fait entièrement dans votre navigateur : le fichier ne quitte donc pas votre appareil. Vous pouvez le vérifier vous-même — ouvrez l’onglet réseau des outils de développement et convertissez quelque chose. Vous verrez la page elle-même et les requêtes de statistiques et de publicité qui financent ce service, et pas une seule qui transporte votre fichier. Le moteur de cette paire précise est mediabunny, une enveloppe autour de WebCodecs, qui emprunte les décodeurs matériels de votre appareil ; votre navigateur le télécharge une fois puis le garde en cache.
Oui. Pas de compte, pas de filigrane et pas de quota journalier à dépenser : cela tourne sur votre propre machine, vous pouvez donc revenir autant de fois que vous voulez. Le navigateur traite des fichiers jusqu’à 100 Mo, 100 à la fois. mediabunny est téléchargé sur votre machine et s’y exécute, et c’est pourquoi rien n’est compté.
Non. FLAC enregistre le même contenu sans rien jeter : le résultat est identique en qualité à l’original. Seule la première piste sonore est conservée. Un film avec une seconde langue ou une piste de commentaires la perd.
FLAC est un format de travail, MKV un format fini. Ce qui revient est du texte modifiable plutôt qu’une image de la page — c’est en général la raison de la conversion, et aussi sa limite.