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Vous pouvez convertir MOV en MP3 gratuitement et sans compte : déposez le fichier ci-dessus et, une ou deux secondes plus tard, le résultat est prêt à télécharger. La conversion se fait dans votre propre navigateur : le fichier n’est donc jamais téléversé. Cela marche sous Windows, macOS et Linux comme sur iPhone et Android, et continue de marcher si vous coupez le réseau.
Jusqu’à 100 fichiers à la fois. Les formats mélangés ne posent pas de problème.
Ils sont convertis les uns après les autres et reviennent ensemble dans un ZIP.
MOV en MP3
Le MP3 a presque toutes les limitations d’un format pensé en 1993. Sa compression est destructive, sa fréquence d’échantillonnage est plafonnée à 48 kHz, son canal est stéréo ou mono, et il n’a pas de mécanisme pour porter une pochette ou des étiquettes complexes sans ID3v2. Il reste universellement lu, et c’est cette universalité qui le fait survivre dans des contextes où l’AAC, l’Opus ou le FLAC ne sont pas la bonne réponse.
Pour un fichier à ranger dans une bibliothèque musicale ancienne, pour un usage dans un lecteur d’entrée de gamme, pour un podcast distribué sur un réseau qui filtre les formats, le MP3 est la valeur de repli. Pour un fichier à archiver, à masteriser, ou à éditer en aval, mieux vaut viser un format lossless. Le MP3 a une raison d’être, mais cette raison d’être n’est pas la qualité.
La règle qui régit les paires `video > mp3|wav|flac|aac` est explicite : seule la première piste audio que le navigateur sait décoder est gardée. Pour un MOV qui contient une piste française, une piste allemande et un commentaire du réalisateur, le MP3 contient la première des trois et c’est tout. Pour un MOV monolingue, c’est la bonne piste par défaut.
Pour un cas où une autre piste est nécessaire, c’est le mauvais pipeline. mediabunny ne sait pas choisir, et c’est documenté. Le bon outil est un remux sur le bureau — ffmpeg, MKVToolNix — qui sait inspecter les pistes et en sélectionner une par son identifiant ou son nom. Pour un cas où la première piste est la bonne, c’est ce qu’il faut, sans intervention supplémentaire.
mediabunny expose trois paliers Bas, Équilibré et Haut, Équilibré par défaut, et la documentation est claire : « mediabunny’s quality constants resolve per codec ». Pour le MP3, ces paliers résolvent en pratique à 96, 160 et 320 kbps, qui sont les trois valeurs de référence pour l’encodage MP3 dans un navigateur. Aucun chiffre n’est promis dans l’interface, parce que la résolution exacte dépend du codec et du contenu.
Pour la parole, Bas à 96 kbps est vraiment suffisant et transforme une capture d’une heure en environ 43 Mo. Pour tout ce qui est musical, Équilibré à 160 kbps est la valeur de référence. Pour un master qui sera coupé, normalisé, ou exporté à nouveau, Haut à 320 kbps empêche cette étape d’être le maillon faible d’une chaîne d’éditions.
Contrairement à l’AAC en ADTS ou au FLAC, le MP3 écrit ici porte des étiquettes ID3v2, que chaque lecteur, chaque téléphone et chaque système de voiture lit pour le titre, l’artiste et l’image de couverture. C’est ce qui rend le MP3 pratique pour un usage de bibliothèque : un dossier de MP3 étiqueté est navigable dans iTunes, dans un autoradio USB, dans un lecteur de podcast, et la pochette s’affiche partout.
Pour un cas où l’audio doit arriver étiqueté, c’est l’atout du MP3 sur le WAV ou sur l’AAC en ADTS. mediabunny passe `tags: () => ({})` sur ce pipeline, et aucun tag n’est écrit par défaut, mais le bloc ID3v2 est en place et accepte ce qu’un éditeur de tags viendra y poser après la conversion. La bonne pratique est d’étiqueter après, dans l’ordre des champs que la destination attend.
mediabunny demande au navigateur s’il sait décoder chaque piste, et une piste en AC-3, E-AC-3, DTS ou Dolby TrueHD reçoit une réponse négative. La piste est écartée, et la conversion continue avec ce qu’elle a. Si une autre piste est présente, elle est utilisée. Si le film n’a que cette piste-là, le MP3 sort en silence et sans avertissement visible.
C’est un cas fréquent sur les rips de Blu-ray et de DVD, et c’est la raison pour laquelle cette conversion est moins utile qu’elle ne le paraît pour ce type de source. La vérification prend une minute avec VLC et son menu Codec, et elle évite de découvrir la panne après la conversion. Pour un MOV issu d’iPhone, d’iPad ou d’une caméra Apple, l’audio est en AAC et passe sans accroc.
MOV est le conteneur natif d’iOS et de macOS, et la grande majorité des fichiers avec cette extension sont des enregistrements d’iPhone, d’iPad ou de Mac. Ces appareils encodent l’audio en AAC par défaut, ce qui veut dire que la piste audio que mediabunny extrait est en AAC, que le navigateur décode nativement, et que la conversion se fait sans message d’erreur ni surprise de codec.
Pour un MOV issu d’une autre source — une caméra professionnelle, un logiciel de montage, un enregistrement de webcam en MOV pour des raisons de compatibilité — l’audio peut être dans un autre codec. La règle utile est de vérifier avant la conversion, et la même minute avec VLC qui sert à confirmer l’absence d’AC-3 sert aussi à confirmer la présence d’AAC.
La note de la règle est sans détour : « Both formats are compressed, so this is a second round of compression on audio that has already lost detail ». Décoder un AAC et le ré-encoder en MP3 est exactement le geste à éviter, et c’est explicite. Le MOV issu d’un iPhone est en AAC à l’intérieur, et la conversion décode puis ré-encode en MP3, ce qui ajoute une génération de perte sur une source qui en avait déjà une.
Pour un usage courant, la différence est inaudible dans la plupart des situations d’écoute. Pour un master qui sera ré-édité ou ré-encodé en aval, mieux vaut viser une cible lossless — WAV, FLAC, AIFF — qui préserve exactement les échantillons décodés. Pour un fichier destiné à la diffusion grand public, c’est ce qu’il faut et c’est la chaîne standard.
Le décodage et l’encodage tournent dans l’onglet du navigateur, sur votre processeur, sans rien envoyer nulle part. Le niveau gratuit accepte les fichiers jusqu’à 100 Mo, et il n’y a pas de compte, pas de quota journalier, pas de filigrane ajouté au MP3 produit.
Pour un enregistrement client, un entretien sous embargo ou une vidéo de famille, c’est la seule forme sous laquelle la conversion est vraiment privée, et l’onglet réseau de vos outils de développement le confirme pendant qu’une conversion tourne. Aucune requête ne porte le fichier, et c’est la seule affirmation de confidentialité qui ait un sens vérifiable. Pour un usage courant, c’est une commodité autant qu’une garantie : un MOV de plusieurs gigaoctets ne quitte pas l’appareil pour produire un MP3 de quelques dizaines de mégaoctets, et la conversion se termine en quelques secondes sans file d’attente et sans quota journalier susceptible d’être épuisé aux deux tiers du passage. La page peut servir un lot de fichiers jusqu’à cent par dépôt, ce qui couvre la plupart des bibliothèques de podcasts et d’interviews sans manipulation supplémentaire.
| MOV | MP3 | |
|---|---|---|
| Nom complet | Film QuickTime | MPEG Audio Layer III |
| Extension de fichier | .mov, .qt | .mp3 |
| Type de média | video/quicktime | audio/mpeg |
| Compression | Avec perte — la taille se paie en qualité | Avec perte — la taille se paie en qualité |
| Première publication | 1991 | 1993 |
| Publié par | Apple | Fraunhofer IIS |
| Spécification | QuickTime File Format | ISO/IEC 11172-3 |
| Licence | Publié, non normalisé | Standard ouvert |
| Situation actuelle | Actuel | Actuel |
| Canaux audio | — | jusqu’à 2 |
| S’ouvre dans un navigateur | Certains navigateurs | Tous les navigateurs |
| Envisagé à la place | MP4, MKV | AAC, OPUS, FLAC |
MP3 s’ouvre dans tous les navigateurs actuels. MOV va encore moins loin. Si le fichier part sur une page web ou dans un formulaire, c’est souvent toute la raison de la conversion.
Les logiciels habituels ne se recoupent pas : MOV s’ouvre dans Final Cut Pro, QuickTime Player et Adobe Premiere Pro, MP3 dans Audacity, VLC et iTunes — celui qui reçoit le résultat a donc besoin d’un logiciel de la seconde liste.
Les deux visent des usages différents : MOV la retouche et la diffusion, MP3 la remise d’un fichier fini, les téléphones et la diffusion en continu. Cela mérite d’être pesé avant, car ce qui justifie l’un est souvent ce qui rend l’autre malcommode.
MOV est le format de Apple, publié en 1991. La spécification est QuickTime File Format, et elle mérite d’être connue si le fichier doit survivre à l’outil qui l’a écrit.
MP3 vient de Fraunhofer IIS et date de 1993, décrit par ISO/IEC 11172-3. Audacity, VLC et iTunes le lisent.
Non. Cette conversion se fait entièrement dans votre navigateur : le fichier ne quitte donc pas votre appareil. Vous pouvez le vérifier vous-même — ouvrez l’onglet réseau des outils de développement et convertissez quelque chose. Vous verrez la page elle-même et les requêtes de statistiques et de publicité qui financent ce service, et pas une seule qui transporte votre fichier. Le moteur de cette paire précise est mediabunny, une enveloppe autour de WebCodecs, qui emprunte les décodeurs matériels de votre appareil ; votre navigateur le télécharge une fois puis le garde en cache.
Oui. Pas de compte, pas de filigrane et pas de quota journalier à dépenser : cela tourne sur votre propre machine, vous pouvez donc revenir autant de fois que vous voulez. Le navigateur traite des fichiers jusqu’à 100 Mo, 100 à la fois. mediabunny est téléchargé sur votre machine et s’y exécute, et c’est pourquoi rien n’est compté.
MP3 compresse, des données sont donc perdues. Au réglage par défaut cela ne se voit pas ; pour en être sûr, montez la qualité. Seule la première piste sonore est conservée. Un film avec une seconde langue ou une piste de commentaires la perd.
Pas pour la conversion : elle se fait dans le navigateur que vous avez déjà ouvert. Pour ouvrir le résultat, il vous faut ensuite le logiciel avec lequel votre appareil affiche habituellement MPEG Audio Layer III.