Convertir MOV en WebM

Vous pouvez convertir MOV en WebM gratuitement et sans compte : déposez le fichier ci-dessus et, une ou deux secondes plus tard, le résultat est prêt à télécharger. La conversion se fait dans votre propre navigateur : le fichier n’est donc jamais téléversé. Cela marche sous Windows, macOS et Linux comme sur iPhone et Android, et continue de marcher si vous coupez le réseau.

  • Où cela s’exécute Dans votre navigateur. Le fichier n’est pas téléversé.
  • Avec perte Un peu de détail est échangé contre du poids. WebM ne peut pas tout garder de ce que garde MOV.
  • Limite de taille Jusqu’à 100 Mo par fichier, gratuitement et sans compte.
  • Bon à savoir La vidéo est réencodée et non recopiée : un peu de détail se perd donc même au réglage le plus élevé. Les pistes de sous-titres et les chapitres ne suivent pas. Quand le son est dans un format que le navigateur ne sait pas décoder — AC-3, E-AC-3, DTS et TrueHD, courants sur les copies de disque et de streaming —, l’image est bien convertie et le résultat est muet.

Jusqu’à 100 fichiers à la fois. Les formats mélangés ne posent pas de problème.

WebM est le MOV du monde libre, et la différence est politique

Apple a développé MOV comme un conteneur autour de QuickTime, et la société l’a publié en 2001. La même année, le Xiph.Org a entrepris de produire un équivalent libre, et le WebM qui en est sorti dix ans plus tard est un profil de Matroska avec VP8 pour la vidéo, Vorbis pour le son et le sous-ensemble de conteneur qui s’est imposé dans le navigateur.

Aujourd’hui le navigateur sait lire les deux, et YouTube, Wikimedia, Discord et la plupart des plateformes qui ne dépendent pas du matériel Apple servent du WebM en première intention. Convertir un MOV en WebM, c’est sortir la vidéo d’un écosystème propriétaire vers un format qui se lit partout, et c’est le bon choix quand la cible n’est pas un Mac.

La vidéo est ré-encodée, pas copiée

Le pipeline du navigateur ne sait pas copier un flux H.264 dans un conteneur WebM : VP8, VP9 et AV1 sont des codecs distincts, et changer de conteneur sans changer de codec produit un fichier que peu de lecteurs acceptent. La vidéo est donc décodée image par image et ré-encodée avec le codec disponible sur la machine.

Le coût est une perte de génération, et elle dépend du réglage choisi. À débit égal, VP9 fait mieux que H.264 sur la plupart des scènes, et AV1 fait encore mieux, mais aucune valeur de débit ne préserve la qualité au bit près. Pour un master, garder le MOV ; pour la diffusion, accepter qu’une étape de qualité a eu lieu et choisir le débit en fonction de la cible.

Le codec est celui que la machine propose

WebM accepte VP8, VP9 et AV1 en vidéo, et le pipeline choisit parmi ce que le matériel expose. Une machine avec un décodeur AV1 matériel utilise AV1 ; à défaut, VP9 ; à défaut, VP8. Le résultat est le même format de fichier dans tous les cas, mais la taille et la qualité varient avec le codec, et c’est involontaire : le navigateur ne le dit pas à l’utilisateur.

Pour un usage prévisible, encodez deux fois et comparez. Pour un usage ponctuel, le choix par défaut est correct, et le réglage de débit est le vrai levier. La page ne peut pas afficher le codec qui a été utilisé parce qu’elle n’a pas le moyen de le savoir, et c’est un cas où l’absence d’information est la limite honnête.

Le son est en Opus, pas en AAC

La bande-son du MOV est presque toujours en AAC. La convertir vers WebM la ré-encode en Opus, qui est le codec audio standard du conteneur. Comme pour la vidéo, c’est un encodage avec perte, et le second encodeur dépense des bits à décrire des artéfacts que le premier a déjà introduits — une perte de génération modeste mais non nulle.

Pour de la parole, la perte est inaudible. Pour de la musique à débit élevé, elle commence à se voir sur les transitoires, et le passage direct MOV → WebM n’est pas la chaîne à recommander pour un master musical. Pour un usage de diffusion, un Opus à 128 kbps est indiscernable de l’AAC à 192 kbps dont sortait probablement la source.

Les sous-titres et les chapitres ne sont pas portés

Le MOV peut porter des pistes de sous-titres, des marqueurs de chapitre, des métadonnées étendues, des marqueurs d’orientation. Le WebM qui sort ne contient aucune de ces pistes : le pipeline du navigateur est configuré pour transporter la vidéo et l’audio, et rien d’autre. Un sous-titre intégré est perdu, ce qui est coûteux pour une vidéo qui en a besoin pour être comprise.

L’arrangement de travail est celui-ci : extraire les sous-titres du MOV dans un fichier SRT ou WebVTT avec un outil spécialisé, convertir la vidéo et l’audio ici, et multiplexer le tout soi-même avec FFmpeg ou mkvmerge. C’est trois étapes, et c’est le prix d’une conversion qui ne garde que ce qu’elle sait porter.

La hauteur et le débit sont les deux réglages qui comptent

Le contrôle de hauteur est appliqué à la largeur de la vidéo, en pixels, avec conservation du ratio. Une MOV en 4K devient une WebM en 1 080 pixels de haut si c’est la valeur demandée, et la largeur suit. Le contrôle de débit cible un bitrate moyen en kilobits par seconde, avec une plage qui descend assez bas pour un partage par messagerie et monte assez haut pour un archivage domestique.

Le bon point de départ dépend de la cible. Pour un site web, 2 500 kbps en 1 080p passe partout et reste lisible. Pour un email ou une messagerie, 800 kbps en 480p est le bon ordre de grandeur. Pour de l’archivage, le MOV d’origine reste la source canonique, et cette conversion n’est qu’un dérivé de consultation.

Les pistes audio multiples sont portées ou perdues

WebM est un profil de Matroska, et Matroska accepte plusieurs pistes audio. Le pipeline du navigateur porte toutes les pistes qu’il peut décoder, ce qui inclut une langue principale et un commentaire, ou un film avec une version originale et une version doublée. Les pistes dans des formats que le navigateur ne décode pas — AC-3, E-AC-3, DTS, TrueHD — sont écartées, et c’est le cas typique des rips de Blu-ray.

Pour un MOV dont la seule piste est en AC-3, la sortie arrive silencieuse, et la conversion le dit par un message d’erreur lisible. Pour un MOV en AAC stéréo plus une piste de commentaire en AAC, les deux pistes arrivent dans le WebM et un lecteur qui sait choisir demandera à l’utilisateur laquelle lire.

La conversion tourne dans l’onglet, ce qui change la conversation

Le décodeur et l’encodeur sont chargés à la demande et utilisés nulle part ailleurs. Le fichier MOV n’est pas téléversé, ce qui se vérifie dans l’onglet réseau des outils de développement pendant qu’une conversion tourne. Pour un film sous embargo, un rush non monté, un enregistrement client sous contrat, c’est la forme de conversion qui ne crée pas de copie sur l’infrastructure d’un tiers.

La taille maximale acceptée par la version gratuite est 100 Mo par fichier, ce qui couvre la plupart des MOV du quotidien et pas les rushes d’une heure. Pour les très longs enregistrements, découper d’abord avec un outil local et convertir les morceaux successivement, plutôt que d’essayer de faire passer un MOV de plusieurs gigaoctets par un service de conversion.

Le MOV doit être lisible par le navigateur pour que la conversion commence

Le décodeur du navigateur prend en charge la plupart des MOV produits par les iPhone, iPad, appareils photo compacts récents, caméras d’action et logiciels de montage grand public. Un MOV issu d’une caméra professionnelle avec un codec que le navigateur ne connaît pas, ou un MOV dont l’index est corrompu par une écriture interrompue, échoue avec un message d’erreur lisible. La conversion ne devine pas et ne tente pas de réparer, parce que réparer un MOV cassé est un travail à part entière.

Pour un MOV de tournage, vérifier dans VLC, ffprobe ou MediaInfo quel codec la vidéo et l’audio utilisent avant la conversion. Le MOV qui combine H.264, H.265 ou ProRes en vidéo avec de l’AAC, du PCM ou de l’Opus en audio se convertit selon la disponibilité des décodeurs matériels. Le MOV qui combine ProRes et de l’AC-3 pose un cas qui ne se résout pas sur cette page.

Comment convertir MOV en WebM

  1. Déposez votre fichier MOV sur cette page, ou cliquez pour en choisir un.
  2. Choisissez WebM comme destination. La conversion se fait dans votre navigateur et le fichier n’est pas téléversé.
  3. Téléchargez le fichier WebM terminé.

MOV et WebM : ce qui change

MOV face à WebM
MOVWebM
Nom completFilm QuickTimeVidéo WebM
Extension de fichier.mov, .qt.webm
Type de médiavideo/quicktimevideo/webm
CompressionAvec perte — la taille se paie en qualitéAvec perte — la taille se paie en qualité
Première publication19912010
Publié parAppleGoogle
SpécificationQuickTime File Format
LicencePublié, non normaliséStandard ouvert
Situation actuelleActuelActuel
S’ouvre dans un navigateurCertains navigateursTous les navigateurs
Envisagé à la placeMP4, MKVMP4, MKV

Ce qui est conservé

La transparence est conservée. MOV et WebM enregistrent tous deux une couche alpha : un détourage reste détouré et rien n’est rempli derrière.

Ouvrir le résultat

WebM s’ouvre dans tous les navigateurs actuels. MOV va encore moins loin. Si le fichier part sur une page web ou dans un formulaire, c’est souvent toute la raison de la conversion.

WebM est un conteneur, pas un format unique. Ce qui se lit, c’est le codec à l’intérieur — le plus souvent VP8, VP9 et AV1 — et c’est pourquoi deux fichiers de même extension peuvent se comporter différemment sur le même appareil.

Les logiciels habituels ne se recoupent pas : MOV s’ouvre dans Final Cut Pro, QuickTime Player et Adobe Premiere Pro, WebM dans VLC et FFmpeg — celui qui reçoit le résultat a donc besoin d’un logiciel de la seconde liste.

À quoi sert chaque format

Les deux visent des usages différents : MOV la retouche et la diffusion, WebM le web et la diffusion en continu. Cela mérite d’être pesé avant, car ce qui justifie l’un est souvent ce qui rend l’autre malcommode.

MOV est le format de Apple, publié en 1991. La spécification est QuickTime File Format, et elle mérite d’être connue si le fichier doit survivre à l’outil qui l’a écrit.

WebM vient de Google et date de 2010. VLC et FFmpeg le lisent.

MOV a été publié en 1991 et WebM en 2010. Le plus ancien est en général le fichier le plus sûr à remettre ; le plus récent fait le même travail en moins d’octets.

De MOV à WebM : questions fréquentes

Mon fichier MOV est-il téléversé quelque part ?

Non. Cette conversion se fait entièrement dans votre navigateur : le fichier ne quitte donc pas votre appareil. Vous pouvez le vérifier vous-même — ouvrez l’onglet réseau des outils de développement et convertissez quelque chose. Vous verrez la page elle-même et les requêtes de statistiques et de publicité qui financent ce service, et pas une seule qui transporte votre fichier. Le moteur de cette paire précise est mediabunny, une enveloppe autour de WebCodecs, qui emprunte les décodeurs matériels de votre appareil ; votre navigateur le télécharge une fois puis le garde en cache.

Convertir MOV en WebM est-il gratuit ?

Oui. Pas de compte, pas de filigrane et pas de quota journalier à dépenser : cela tourne sur votre propre machine, vous pouvez donc revenir autant de fois que vous voulez. Le navigateur traite des fichiers jusqu’à 100 Mo, 100 à la fois. mediabunny est téléchargé sur votre machine et s’y exécute, et c’est pourquoi rien n’est compté.

Y a-t-il une perte de qualité en convertissant MOV en WebM ?

WebM compresse, des données sont donc perdues. Au réglage par défaut cela ne se voit pas ; pour en être sûr, montez la qualité. La vidéo est réencodée et non recopiée : un peu de détail se perd donc même au réglage le plus élevé. Les pistes de sous-titres et les chapitres ne suivent pas. Quand le son est dans un format que le navigateur ne sait pas décoder — AC-3, E-AC-3, DTS et TrueHD, courants sur les copies de disque et de streaming —, l’image est bien convertie et le résultat est muet.

Quel codec se trouve dans le fichier WebM ?

WebM est un conteneur, pas un format unique. Ce qui se lit, c’est le codec à l’intérieur — le plus souvent VP8, VP9 et AV1 — et c’est pourquoi deux fichiers de même extension peuvent se comporter différemment sur le même appareil.

La transparence survit-elle de MOV à WebM ?

La transparence est conservée. MOV et WebM enregistrent tous deux une couche alpha : un détourage reste détouré et rien n’est rempli derrière.

En savoir plus sur ces formats