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Vous pouvez convertir MKV en OGG gratuitement et sans compte : déposez le fichier ci-dessus et, une ou deux secondes plus tard, le résultat est prêt à télécharger. La conversion se fait dans votre propre navigateur : le fichier n’est donc jamais téléversé. Cela marche sous Windows, macOS et Linux comme sur iPhone et Android, et continue de marcher si vous coupez le réseau.
Jusqu’à 100 fichiers à la fois. Les formats mélangés ne posent pas de problème.
Ils sont convertis les uns après les autres et reviennent ensemble dans un ZIP.
MKV en OGG
Ogg est le conteneur et Vorbis est le codec qui l’accompagne, l’analogue d’AAC pour le MP4 ou d’Opus pour le WebM. Le couple est ouvert, libre de brevet, et presque totalement absent des appareils Apple et de la plupart des logiciels grand public. Cette absence explique pourquoi personne ne le choisit par défaut, et explique aussi pourquoi il est utilisé dans des contextes précis où sa présence est attendue — plateformes de jeux, outils d’archivage, firmes qui veulent un format sans redevance.
Si la destination est l’un de ces contextes, convertir en OGG est la bonne réponse. Pour un baladeur, un autoradio, un téléphone ou un service de streaming, le MP3 ou le M4A restent plus universellement lus, et l’effort n’est pas justifié. Le MKV d’origine n’a pas d’avis sur la question, et le convertisseur ne le devine pas.
Un MKV peut porter jusqu’à 127 pistes audio, et un OGG en conserve toutes celles que le navigateur sait décoder. C’est la même règle que pour la conversion vers un M4A ou un OGG contenant Opus, et c’est le contraire de ce qui se passe vers un MP3 ou un WAV. Un MKV avec plusieurs langues donne un OGG qui contient plusieurs pistes Vorbis, étiquetées séparément, et un lecteur qui sait les afficher les propose.
L’exception qui mord est le codec. Une piste en AC-3, E-AC-3, DTS ou TrueHD est retirée avant la conversion, parce qu’aucun navigateur ne sait la décoder. Sur un MKV issu d’un rip de disque, c’est la piste principale qui peut disparaître silencieusement. Vérifiez l’audio de l’OGG produit avant de supprimer le MKV source — dix secondes d’écoute valent mieux qu’une livraison rejetée.
Vorbis n’est pas AAC, et à qualité subjective égale il dépense un peu plus de bits. La différence n’est pas énorme — de l’ordre de dix à vingt pour cent pour la musique, davantage pour les transitoires nets — mais elle existe. Le fichier de sortie est donc un peu plus lourd que ce que produirait un M4A au même palier, et il n’est pas plus court que le MP3 que vous feriez à la place.
Le coût de cet embonpoint est la contrepartie de la liberté de licence. Vorbis appartient à tout le monde, et la qualité que le codec livre à un débit donné n’est pas le fait d’un brevet mais d’un choix d’ingénierie. Pour la voix, la différence avec un M4A ou un MP3 est invisible. Pour la musique, elle est audible uniquement en comparaison directe, et la plupart des lecteurs de poche n’offrent pas cette comparaison.
Petit fichier écrit l’OGG à 96 kbit/s, Équilibré à 160, Haute qualité à 256. Pour Vorbis, ces paliers valent à peu près 96, 160 et 256 kbit/s en stéréo, ce qui place Équilibré dans la zone où la plupart des auditeurs confondent Vorbis et un fichier sans perte. Le code ne tente pas de reproduire le débit source, parce que cette information n’est pas lisible dans le fichier.
Pour une conférence, Petit fichier suffit. Pour de la musique destinée à un usage domestique, Équilibré est la valeur raisonnable par défaut. Pour une archive ou un fichier de travail qui sera ré-encodé par la suite, Haute qualité met le plus de marge entre l’audio et le prochain passage. Le codec ne gagne rien à être plus haut, et le surdimensionnement devient coûteux sans rien ajouter d’utile.
Vorbis utilise les commentaires Vorbis, qui sont des paires clé-valeur en UTF-8 sans limite pratique de longueur ni de nombre. L’artiste, l’album, le titre, la date, le numéro de piste, le genre, l’identifiant ISRC et tous les champs personnalisés que vous voulez y entrer y trouvent leur place, et le bloc PICTURE associé accueille une pochette embarquée au format JPEG ou PNG.
Un MKV qui porte déjà des étiquettes Vorbis les conserve à la conversion. Un MKV qui porte des étiquettes iTunes dans le conteneur les transmet aussi, parce que le code sait les lire. Un MKV issu d’une caméra ou d’un enregistreur OBS ne porte presque rien, et l’OGG sort sans étiquette. Si l’archive attend des champs spécifiques, remplissez-les après la conversion avec un éditeur d’étiquettes.
Le site propose deux sorties Ogg bien distinctes. L’une écrit Vorbis, l’autre écrit Opus dans le conteneur Ogg, et les fichiers portent la même extension `.ogg` sans que rien dans le nom ne les distingue. Un lecteur qui décode les deux les lit. Un lecteur qui ne décode que l’un des deux ouvre le fichier et n’a rien à dire sur celui qu’il ne comprend pas.
Si votre chaîne d’outillage attend Vorbis spécifiquement — un serveur de podcast, une archive, un logiciel ancien — convertissez en OGG et restez en Vorbis. Si elle accepte l’un ou l’autre et que la cible est de la voix, Opus donnera un fichier plus petit à qualité égale. La distinction est dans le codec, pas dans le conteneur, et il vaut la peine d’être précis sur ce que le destinataire attend.
Les sous-titres logiciels du MKV ne sont pas vus par la conversion, parce que le moteur lit les pistes vidéo et audio et ignore tout le reste. Les marques de chapitre partent de la même manière. C’est attendu pour une cible purement audio, et il n’y a pas de message d’erreur à la fin parce qu’il n’y a pas eu de tentative.
Si la vidéo avait des sous-titres importants et que la conversion sert de base à un travail de transcription, les sous-titres doivent être extraits séparément avec MKVToolNix. L’OGG produit est strictement audio, et la transcription se fait à partir de l’audio plutôt qu’à partir d’un sous-titre visuel qui n’existerait plus.
Le travail consiste à décoder les pistes audio puis à les ré-écrire en Vorbis, et c’est rapide sur n’importe quel ordinateur de la décennie. Un fichier d’une heure sort en moins d’une minute sur une machine correcte, et le facteur limitant est presque toujours la sortie du fichier depuis le navigateur, pas l’encodage lui-même.
Le décodage se fait sans téléchargement, donc il n’y a pas de file d’attente derrière les conversions des autres et il n’y a pas de plafond de taille autre que celui de votre propre machine. Le niveau gratuit accepte les fichiers jusqu’à 100 Mo, ce qui couvre largement un MKV dont la piste audio fait la plus grande partie de la valeur.
Tout se passe dans l’onglet du navigateur, sur votre processeur, sans rien envoyer nulle part. Le niveau gratuit accepte les fichiers jusqu’à 100 Mo, et il n’y a pas de compte, pas de quota journalier, et pas de filigrane ajouté au fichier de sortie. L’OGG qui sort est exactement les pistes audio décodées, ré-écrites par le codec Vorbis, et rien d’autre.
Pour des raisons de principe autant que de commodité, c’est ce qu’il faut. Un MKV qui sort d’un rip de disque n’est pas un fichier qu’on veut voir transiter par un serveur, et un enregistrement sous accord de confidentialité n’est pas un fichier qu’on veut voir sortir de la machine sur laquelle il a été produit. Le navigateur d’aujourd’hui fait ce travail sans intermédiaire, et c’est ce que cette conversion utilise.
| MKV | OGG | |
|---|---|---|
| Nom complet | Vidéo Matroska | Ogg Audio |
| Extension de fichier | .mkv | .ogg, .oga |
| Type de média | video/x-matroska | audio/ogg |
| Compression | Avec perte — la taille se paie en qualité | Avec perte — la taille se paie en qualité |
| Première publication | 2002 | 2000 |
| Publié par | — | Xiph.Org |
| Spécification | Matroska | RFC 3533 |
| Licence | Standard ouvert | Standard ouvert |
| Situation actuelle | Actuel | Actuel |
| S’ouvre dans un navigateur | Certains navigateurs | Navigateurs actuels |
| Envisagé à la place | MP4, WebM | MP3, AAC, OPUS |
OGG s’ouvre dans les navigateurs actuels, mais pas dans les anciens. MKV va encore moins loin. Si le fichier part sur une page web ou dans un formulaire, c’est souvent toute la raison de la conversion.
OGG est un conteneur, pas un format unique. Ce qui se lit, c’est le codec à l’intérieur — le plus souvent Vorbis, Opus et FLAC — et c’est pourquoi deux fichiers de même extension peuvent se comporter différemment sur le même appareil.
VLC lit aussi bien MKV que OGG : vous pouvez comparer le résultat à l’original sans second logiciel.
MKV a ete publié en 2002. La spécification est Matroska, et elle mérite d’être connue si le fichier doit survivre à l’outil qui l’a écrit.
OGG vient de Xiph.Org et date de 2000, décrit par RFC 3533. Audacity, VLC et foobar2000 le lisent.
Non. Cette conversion se fait entièrement dans votre navigateur : le fichier ne quitte donc pas votre appareil. Vous pouvez le vérifier vous-même — ouvrez l’onglet réseau des outils de développement et convertissez quelque chose. Vous verrez la page elle-même et les requêtes de statistiques et de publicité qui financent ce service, et pas une seule qui transporte votre fichier. Le moteur de cette paire précise est mediabunny, une enveloppe autour de WebCodecs, qui emprunte les décodeurs matériels de votre appareil ; votre navigateur le télécharge une fois puis le garde en cache.
Oui. Pas de compte, pas de filigrane et pas de quota journalier à dépenser : cela tourne sur votre propre machine, vous pouvez donc revenir autant de fois que vous voulez. Le navigateur traite des fichiers jusqu’à 100 Mo, 100 à la fois. mediabunny est téléchargé sur votre machine et s’y exécute, et c’est pourquoi rien n’est compté.
OGG compresse, des données sont donc perdues. Au réglage par défaut cela ne se voit pas ; pour en être sûr, montez la qualité. Toutes les pistes son que le navigateur sait décoder sont conservées : un film avec une seconde langue ou un commentaire garde les deux. Une piste en AC-3, E-AC-3, DTS ou TrueHD est abandonnée sans avertissement.
OGG est un conteneur, pas un format unique. Ce qui se lit, c’est le codec à l’intérieur — le plus souvent Vorbis, Opus et FLAC — et c’est pourquoi deux fichiers de même extension peuvent se comporter différemment sur le même appareil.